Filmer en mer 

Moonlight, une vraie star sur les pontons 

Paimpol, il y a pire pour passer l'hiver! 

Bilan... 

  

Paimpol, fin de saison. C'est dans ce port que notre voilier dormira cet hiver. L'année prochaine, ce devrait être le Nord et la suite (et fin?) du tournage de notre film. Pour sa deuxième saison, notre minette s'est tellement habituée à la vie en mer qu'on se demande si elle ne préfère pas ce milieu à la terre ferme. Après tout, elle n'a peut-être pas tort! 

Derrière cette porte (Guernesey), des trésors culinaires 

Une image tirée de "Boat Movie" 

Manger... 

  

Question courante à bord: où avons-nous acheté cette excellente terrine (ou ces sublimes carottes, ou ce pain exceptionnel)? Le commerce de proximité revient petit à petit. De jeunes 

maraîchers, cultivateurs, éleveurs et autres s'installent pour promouvoir une nourriture de qualité. Nous n'utilisons guère les supérettes que pour le papier ménage et certains rares produits courants. Il est aujourd'hui possible de manger une salade de l'île de Batz (il faut même aller la chercher dans le jardin potager), ou d'acheter une confiture confectionnée uniquement  avec des fruits de Bréhat. Découvrir un terroir, c'est comprendre comment on peut s'y nourrir. Point non négligable: c'est souvent moins cher que le supermarché! Seul bémol sur notre voilier: nous ne savons pas encore pêcher le crabe ou le homard et ne maîtrisons que moyennement l'épicerie aquatique sous les quilles. Mais on va s'y atteler sérieusement!  

Boat Movie... 

  

Les plans se succèdent, nous commençons à bien avoir le film dans la tête. 

Les gens nous posent des questions: quand sera-t-il prêt? Où pourra-t-on le voir? 

Questions encore sans réponse, mais ce sera en tout cas notre regard sur la vie en bateau et une tentative de réponse à cette question: pourquoi prenons-nous la mer. 

"Sorc'Henn" en mouillage à l'ile de Bréhat 

Un des participants avec son matériel 

Mouillages... 

  

Nous avons presque vaincu tous les obstacles: nous savons à peu près ancrer, nous avons une bonne expérience pour poser le bateau sans dégât, la réserve d'eau nous offre au moins quatre jours d'autonomie et nous pouvons fabriquer notre électricité. Mais comment donc font les autres pour garder leur bateau propre? En trois jours maximum, le pont passe du blanc au brun. Il y a du sable, de la vase et plein de saletés partout. On pourrait accuser notre cocker, mais il ne fait pas le travail tout seul! Néanmoins il faut bien avouer que mis à part ce détail, ne pas profiter du plaisir que peut apporter le mouillage serait une grave erreur. 

   

Tirer plusieur baigneurs en même temps est une simple formalité pour un Terre-Neuve 

Sauvetage... 

  

Ça peut peser 80 kgs, c'est en principe noir et plein de poils. Le Terre-Neuve est un chien particulier, car il n'est pas servile. Il n'obéit pas à l'homme par réflexe ou par peur, mais uniquement parce qu'il en a envie dans le seul but de vous faire plaisir. Nous ne pouvons rater cette démonstration présentée à un nombreux public, sur les quais de Saint-Cast. 

Le sauvetage, c'est inné chez lui. Normalement, avant de récupérer l'humain en danger, 

l'animal peut faire un tour sur lui-même, le temps de sentir comment fonctionne le courant. De là, il ne regagne pas la terre en ligne droite, mais bien en se faisant aider dudit courant, ceci afin de gagner du temps. Dernier point: nous avons eu une Terre-Neuve 12 ans, alors, je vous le dis, c'est la Rolls des chiens! 

Un alignement de Pogos 3 

Des marins accesibles. Ici, Armel Le Cléac'h 

Course... 

  

Roscof. Le hasard veut que l'on se retrouve au milieu d'une étape de La Solitaire du Figaro. 

Stars de la voile, télé, journalistes divers et grosse animation. Voilà notre "Slow boat" entouré de  

"Figaro 3", des voiliers hyper pointus aussi rapides que fragiles. Ce qui me frappe chez certains de ces régatiers, c'est qu'ils s'excuseraient presque d'être là. C'est un milieu où l'humilité face aux éléments reste reine. De belles rencontres en tout cas avec ces marins dont la particularité et d'envoyer le spi là ou le plaisancier normal le replie avec prudence. 

Arrivée sur l'Aber Wrac'h 

Bienvenue en Bretagne Nord 

  

Pluie, coup de vent, re-pluie, les débuts sont peu réjouissants, mais cela donne de belles couleurs, on se console comme on peut... 

Sur "Sorc'Henn", la vaisselle n'est plus en plastique! 

Les préparatifs 

  

Réglage du gréement, changements des batteries, du presse-étoupe, révision de la survie... 

La routine pour un bateau qui doit être entretenu. S'ajoutera à cela un peu plus tard la pose d'une batterie supplémentaire (voir Le coin technique). Notre voilier est tellement content  

qu'il décide de jouer les danseuses lors de la mise à l'eau. La faute en fait au vent un peu trop présent, mais aucun dégât, car l'équipe du chantier a l'habitude des situations extrêmes. 

  

La grande nouveauté pour nous est le remplacement de la vaisselle en plastique par  des matériaux plus nobles.  Cela peut paraître peu de chose, mais le gain de confort est bien réel. 

On prend les mêmes... ou presque! 

  

On se refait la croisière (Anglo-Normandes), mais cette fois, en espérant tourner des images de meilleure qualité. Ceci est en tout cas la théorie...