Filmer en mer 

Dernière image avant la sortie de l'eau du bateau 

Et au final... 

  

Plus on avance, moins on a envie de compter les Milles, moins on a envie de compter les ports, 

ni la vitesse atteinte, ni la force du vent. Cette croisière aura été avant tout une somme impressionnante d'images qui maintenant se transforment en souvenirs. Le point d'orgue sera donné quelques jours avant la sortie de l'eau du bateau, lorsque nous nous trouverons à quelques mètres d'un troupeau de phoques, dans un endroit presque anormalement calme ce jour-là. Un moment d'émotion pure, valant bien plus que les prouesses techniques du bateau ou de son équipage. Il est maintenant temps de reprendre la vie terrestre, mais déjà la pensée imagine la prochaine saison. Ce sera le Nord, non, le Sud. En fait, d'abord le Sud, mais pour mieux ensuite monter vers le Nord. Et puis zut, vous verrez bien, car de toute façon, au final, c'est toujours la mer qui décide! 

Approche de St-Qay Portrieux 

Une plage bien française (Binic) au crépuscule 

Retour chez les Gaulois... 

Retour chez les "frenchies" 

  

Lorsqu'on passe de l'un à l'autre, on peut se demander s’il n'y a pas plus éloigné d'un serviteur de sa très gracieuse Majesté qu'un Français républicain pure souche! En tout cas, passer de l'un à l'autre est plutôt dépaysant. Heureusement quand même que les problèmes entre les deux peuples ne se règlent plus à coups de boulets et que  le seul bruit de canon que l'on entend encore est celui du château Cornet (St-Peter Port) qui annonce chaque jour, avec précision, l'heure de midi! Mais pour nous, ce qui importe après la claque esthétique vécue aux "Anglos", c'est bien de retrouver cette même émotion en Bretagne Nord. Pas de souci à avoir. Si on sait éviter la promenade sur les remparts de Saint-Malo aux heures de pointe, la côte gauloise reste absolument superbe. 

Sercq et Herm, vues de loin 

Anglo-Normande 

Le "slow-boat" 

  

Nous en sommes de plus en plus convaincus sur "Sorc'Henn", une des bonnes manières de bien saisir le monde est de voyager lentement. C'est un concept un peu à rebours de la tendance qui veut qu'on puisse aujourd'hui partir en week-end à New York depuis une ville d'Europe et être à l'heure à son travail le lundi matin. Le voilier ne permet pas cela. Mais on n'est pas forcément sur un bateau pour aller seulement d'un point "A" à un point "B". L'important, c'est aussi et pour beaucoup ce qui se passe entre ces deux points. 

Fin de journée à Alderney 

Il faut qu'ça "Swing"! 

  

Là-haut, tout en haut des Anglo-Normandes, il y a une dernière île: Alderney (Aurigny). 

C'est là qu'on trouve le "Swing", un courant violent dont les marins parlent à voix basse avec un léger tremblement dans l'intonation. On a testé pour vous et oui, je confirme, ça secoue! Aurigny est plus une escale de passage qu'un lieu ou l'on reste, car le cadre est un peu sévère. Mais la route qui y mène est vraiment très belle, avec notamment ses milliers d'oiseaux sur les rochers. On est dans un ailleurs, un de plus, comme un peu tous les recoins des Anglo-Normandes. 

Payasage réel ou fiction? 

Deux Créatures Improbables, mais bien réelles! 

Les Créatures Improbables 

  

En débarquant sur l'île de Sercq (Sark), il nous a bien semblé qu'il y avait quelque chose de spécial. 

Des Créatures d'un autre monde circulaient librement dans l'île. Nous avons vite compris: Il s'agissait ce jour là du "Sark Folk Festival", un manifestation réservée aux seuls initiés acceptant d'utilisant la petite navette reliant Guernesey au lieu magique, avec le risque de vomir son quatre heure, voir plus! 

Mais une fois sur place, quel choc. On se retrouve dans un lieu de paix et d'harmonie qui ferait baver plus d'un hippie sur le retour. Mais là, la seule drogue s'arrête à la Guinness et tous les âges sont représentés. 

Le "Sark Folk Festival", vers l'entrée 

La vie aux Anglo-Normandes 

  

Si vous pensez être le maître des océans, faites un tour dans les Anglo-Normandes. Vous constaterez très vite qu'ici, ce n'est pas vous qui décidez. C'est la mer et uniquement elle qui vous signale si et quand vous partez, combien de temps vous pourrez rester et dans quelles conditions. En retour et peut-être pour vous dédommager, ce qu'elle vous offrira alors dans l'une ou l'autre de vos navigations vous fera immédiatement oublier les attentes et les difficultés. Voyager dans cette partie du monde est comme entrer de plain-pied dans un film de fiction. On ne sait plus trop ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. 

Pourtant, il faisait beau, à Chausey, le soir d'avant! 

Quand ça veut pas, ça veut pas! 

  

Imaginez que vous en aviez rêvé depuis longtemps, que vous l'avez maintenant juste devant vous, mais que soudain vous ne pouvez plus y aller. Frustrant, non? Je parle ici de la Passe Nord de Chausey. 

Normalement tout devait être juste, la météo l'avait promis. On s'est bien levé de très bonne heure comme c'était dit. Mais le fort vent dans le nez, ce n'était pas prévu, la pluie non plus d'ailleurs, tout comme les vagues et le brouillard! En mer, il faut savoir baisser la tête. Adieu Passe Nord, on reprend le chenal principal et on fonce plein Est sur Granville, histoire de laisser passer ce mauvais épisode météo. 

Et de pouvoir y admirer le coucher de soleil depuis son voilier! 

Cette impression d'avoir la page pour soi tout seul... 

Les mouillages improbables 

  

Combien de fois n'ai-je pas entendu: "il faut absolument aller à tel endroit... si les conditions le permettent!"! Bien entendu, les conditions ne le permettent quasiment jamais, il y a toujours un paramètre absent comme: vent peu favorable, hauteur d'eau incompatible ou que sais-je encore. Mais parfois, ça marche! Ce sera le cas pour nous cette année avec Erquy: bon sens du vent, mer bien plate... Là, c'est vraiment l'impression de vivre un moment exceptionnel. La particularité d'Erquiy? Pour nous, la possibilité de se poser sur une magnifique plage de sable fin en ayant l'impression qu'elle n'est que pour nous. Vous pouvez aussi vous y essayer si votre bateau sait poser et... si les conditions le permettent. 

Naturel ou surnaturerl? 

La passe pour entrer au port de Ploumana'h 

Les cailloux bretons 

  

Il faut bien reconnaître que, question cailloux, les Bretons sont au top! Mais il sont bien aidés par la nature, notamment sur la côte de Granit Rose où l'on trouve la plus belle entrée de port qui soit à Ploumanac'h (montée d'adrénaline garantie quand il faut franchir le goulet) et des roches sculptées par des Esprits improbables! 

Notre nouveau copain! 

Vous pouvez toujours vous amuser à les compter... 

Histoire d'animaux (bis) 

  

La nature nous console à sa manière. Nous retrouvons aux Sept Iles sa fameuse immense colonie d'oiseaux bien connue, mais en plus, nous croisins la route d'un petit phoque gris dans cette même zone. Il y en a beaucoup, paraît-il, cette année, dont certains sont descendus de la baie de Somme. 

Tartuffe n'effectuera qu'une partie de la croisière 

Histoire d'animaux 

  

Comme notre programme passe par des territoires britanniques, nous sommes à nouveau contraints de laisser notre toutou chez son "Dog Sitter" préféré. Ce n'est pas lui qui va s'en plaindre, mais un voilier sans animaux, cela nous fait un peu bizarre, ceci d'autant que notre petite Persane Hermione nous a quitté le printemps dernier. 

Sorc'Henn crâne un peu avec ses nouvelles voiles. 

Le bateau est prêt, mais pas la météo 

  

La navigation en pointe Bretagne est totalement incompatible avec l'impatience. Nous sommes prêts, mais la météo ne veut pas et ici, c'est elle qui gagne. On attend donc quatre jours. Puis cela devient gérable. Le vent souffle bien certes, les vagues sont présentes, mais le bateau est fait pour donc, on y va! 

Sorc'Henn tu es. Sorc'Henn tu restes! 

Un mètre de plus, vraiment? 

  

Eh bien oui, nous y avons réfléchi! 

En cause, un bateau plus gros vendu par un ami. Plus gros, c’est plus stable, plus confortable et ça va plus loin. Mais on passait alors du semi-hauturier au hauturier, c’est-à-dire à un voilier prévu pour un programme plus ambitieux, avec tout ce que cela comporte en frais, en temps passé à l’entretien, en efforts à la manœuvre. On a réfléchi, on a renoncé. Notre «jeep des mers» se faufile partout, subit les vagues sans broncher, ne va peut-être pas très vite, mais y arrive à coup sûr. Il se manœuvre facilement et surtout, c’est devenu «notre» bateau. On l’aime même avec ses défauts, donc on le garde! 

Du coup, on lui a offert des voiles neuves, des coussins neufs et d’autres aménagements encore. 

Petit certes, mais bien entretenu. C’était le cahier des charges du début, alors, on s’y tient! 

(Voir également le coin technique).